janvier 24, 2006

Hola amigos.



Nous sommes de retour de voyage, 10 jours environs, dans l'est du pays tout d'abord (estado monagas) puis un petit tour sur la côte nord (estado sucre).

Après plusieurs mois de matraquage publicitaire a propos du lieu dit « miraflores » (Regarde les fleurs en francais), nous décidons d y aller avec Carlos Castro, ami et fervent promoteur de ce lieu.
Comme il n’existe aucun train au vénézuéla a ce que je sache, nous avons opté pour la seule solution : le bus, 8H de route, pas cher (23000bolo soit env 7euros), arrivée a cumanacoa et reste du voyage en carrito ou taxi.










Sauf que le bus nous laissera bloqué a 60 bornes de cumana à 4h du mat, personne ne nous rendra la money, et pas de bus ni de taxi et casiment la moitiée du trajet a parcourir. La seule solution sera de partir avec un camion de lait « carabobo » qui passait par là, le chauffeur est franchement sympathique et aussi franchement incompréhensible. Après 1H de route avec beran sur les genoux, on arrive a cumana. Une demi douzaine de transports plus tard, et pour un doublement du prix normal, nous rejoignons notre objectif.












Miraflores, petit pueblo de 700 habitants, perdu dans les montagnes, une route encastrée dans la vallée, une petite rivière limpide et les maisons très simples des planteurs de café, envahies par la végétation et les animaux. « El chemo » adorable petit bonhomme de 66 ans, nous accueille dans son humble demeure pour y dormir le temps que l'on voudra, et l'on payera ce que l’on voudra. A peine les sacs posés, je lance la conservation sur les plantes médicinales, et c’est parti pour le tour du jardin, el chemo est ravi de partager ses connaissances. Moi aussi bien que je ne comprenne qu’un mot sur cinq (ce qui me rassure c’est que les autres vénézuéliens ont du mal a le comprendre également). Carlos nous invite a aller de l’autre coté du village, vers le parc national (lieu protégé). Sur les chemin, les tas de cafés sèchent devant les maisons, les sources d’eau abondent, fraîche et potable, les gens nous accueillent avec un sourire, avec un verre de rhum, et autres liqueurs a base de plantes (« la sorcière » ou mamajuana).

A la sortie du pueblo, on s’enfonce dans une forêt épaisse, très diversifiée, où pousse le café, les
bananiers envahissants et l'ocumo (plante herbacée vivace cultivée pour ces tubercules style
patate) entre autres.









Tellement paumé qu’il faut traverser la rivière plusieurs fois en sautant de pierre en pierre. C’est au bout d’un bon quart d’heure de marche que le clou du spectacle surgit de la forêt épaisse, deux murs de roche de 150 mètres de haut forment un canyon qui domine la rivière réduite a environ 30 mètres de large.














Un vent puissant balaye la végétation étrange qui pousse avec difficulté le long des parois, le spectacle est saisissant , on se sent tout petit. En traversant le canyon, on aperçoit les pistes d’escalade (ou Beran fera ses premiers essais, ravie la Beran) qui font de ce site l’un des tous meilleurs du vénézuéla en la matière. La traversée du canyon est sportive, humide, et, quelques cailloux plus loin, deuxième effet kiscool, reclaque, nous arrivons au lieu dit « posa azul » ou puit-bleu. Tout simplement un trou de 4 mètres de profondeurs dans la rivière devenue torrent bleu turquoise. Inutile de vous dire combien c’est jubilatoire de ce baigner dans cette petite merveille de la nature. Les rochers nous offrent des plongeoirs de diverses hauteurs, la profondeur suffisante interdit tout éclatage de tête et c’est tant mieux.




















Faut juste faire attention a la mini chute d’eau (invisible sur la photo), seulement 2 mètres de haut mais produisant un courant puissant, et son tourbillon, qui m’a valu a moi une petite frayeur, et aux anciens qui ont découvert le lieu, mourir noyé (4 au total). Après une heure de baignade avec les poissons très charismatiques (plongée au masque bien évidement), on décide de retournée au village avec notre hypothermie et le sourire.

Tout cela, c’est le premier jour. Dans la suite des aventures, vous saurez comment nous avons survécu à la fète du village, comment beran a appris à danser la salsa avec un monsieur tout gros et tout bourré, et comment je suis allé réaliser une formidable bredouille dans le lac du coin sans être bouffé par un anaconda. Biz a tous et merci pour votre contribution a ce cher blog.

Ce fameux lac ou fred ma emmener gentiment a la peche, machette a la main avec notre soit disant connaisseur des lieux Carlos, dans une repressa bourrée d anaconda..... On l a appris le soir meme...... Grosse claque..

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

¡Epale panas!
Después de la rumba de picadas de los puri puri en Morrocoy, se nos olvidó intercambiar los correos para seguir el contacto.....

Firma:el mejor pescador...(¡¡¡¡¡¡¡¡¡que lo diga Fred pués (pué)!!!!!!

2:25 AM

 

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