orientations de projet
Pour ceux que ca interresse, c est un peu lon, c est vrai... trois message coup sur coup sans images, c est peu etre un peu indigeste pour vous pauvres lecteurs...mais moi, ca me fait du bien d ecrire ca. ca me fait reflechir et poser des idees... Pardon pour ceux qui ne supporte plus qu on parle d archi ( ce que je comprend), ou qu on utilise des termes du genre, urbanistiquement, ou architecturellement, spatialement... ou encore, ca fonctionne... Plus bas, le mess sur le caire ne parle pas trop d archi, promis.. et en plus si vous saviez a quel point c est mort ismailia le week end... alors, je bosse, bien sur, et me defoule sur le clavier... bonne lecture pour les motive...
Concernant les orientations de projet :
Je pense partir avant tout sur le projet urbain et un équipement, oui, peut-être. Je pense que c’est primordial de les planifier en vue du développement futur. Mais en ce qui concerne les ateliers que j’imaginais… C’est un peu délicat car engager des gens dans un processus de réflexion et de décision (je ne parle pas dans l’absolu, même si ça serait l’idéal) alors qu’à leur actuel le SIP n’à plus de fonds ni de temps… C’est pas simple. Je ne sais pas trop où me placer par rapport à cela et comment aborder le sujet. Si c’est pour les faire bosser sur un truc qui ne se fera pas dans tout les cas, c’est pas très clair et honnête. A revoir et à réfléchir. Par contre ce qui serait intéressant ça serait de réfléchir sur la densité et l’espace « publique ». Peut être en maquette. A en discuter aussi avec Ossama je pense concernant « l’après projet », leurs ambitions et idées concernant la suite. Peut être que ça ne s’arrête jamais et que les fonds seront reconduits.
Ca semble bien la fin. Mais dans ce cas pourquoi construire un training center dans El Hallus, juste à côté de l’école (pour les responsables du Gouvernorat qui vont reprendre le flambeau concernant la régularisation, enregistrement etc…)? C’est peut être aussi le début d’autre chose. Ou pour un contrôle. Mais pourquoi le mettre ici, il faut que je creuse..
Bref,
Projet urbain :
Considérant que le projet du Gouvernorat fait partit de l’ « Etat des lieux », (ceci étant, la transformation est bien sur envisageable)
1 - Rapport Hallus/ville et quartiers alentours, extension du village
2 - Gestion de la densification futur du village
3 - La régularisation des parcelles même construites en mud. La question des prix du m2
4 - Gestion durable des déchets
5 - Développement économique
6 - Equipements
1 - Rapport Hallus/ville et quartiers alentours, extension du village
Un premier point concerne le rapport d’El Hallus à la ville et des quartiers alentours sachant que le cordon urbain est en train de s’agrandir et d’inclure ces zones habitées mais aussi les terrains agricoles. Car à quoi sert d’agrandir le cordon ? A permettre l’extension de la ville, non ? Et à changer le statut foncier des terrains vers la constructibilité. Sachant en plus que la route principale d’El Hallus est vouée à se transformer en axe +ou – majeur pour la ville… J’imagine très bien une extension assez rapide sur les terrains agricoles du sud du village (peut être plus rapide que pour le quartier d’Abou Tawa plus au sud, car présence des infrastructures à hallus. Je dois aller voir ce quartier)…
En gros, je pense que les trois quartiers vont finir par se toucher et engloutir les champs… C’est assez logique, car si il y’à extension de la ville, elle se fera dans un premier temps au plus près. Donc Hallus. Mais quoi faire ? Doit-on préserver les terrains agricoles, ou admettre que la zone est en changement, peut être d’ailleurs nécessaire pour la ville. Préserver ou déplacer les terrains agricoles, en reconquérir d’autres sur le désert par la « bonification » de la terre et l’irrigation. En tout cas, ce scénario me semble être le plan du Gouvernorat et du GOPP (planification).
Le grand problème de cette hypothèse, c’est qu’à l’heure actuelle, la loi d’agrandissement du cordon urbain va passer alors qu’aucun plan de développement et d’urbanisation de la zone ne soit sur papier. Le développement sera bien sur progressif et tout les propriétaires ne veulent pas vendre leurs champs découpés en lots pour construire (même si c’est bien plus rentable économiquement, à chercher, le prix d’un terrain agricole au m2 et constructible…). Mais le chemin s’annonce anarchique si aucune disposition n’est prise en termes de voirie, de gabarits et de raccordement par exemple.
Préserver ou accompagner l’extension ? Bien sur, les champs sont aussi une valeur économique locale pour les populations locales et durable. Que la vente…
Je pense que concernant ce thème. C’est intéressant de creuser.
Concernant le rapport du village au lac Timsah, il me semble essentiel de préserver la zone des constructions (au nord d’hallus), aussi bien pour des questions environnementales que paysagères ou économiques. On peu constater que déjà aujourd’hui deux grands terrains agricoles sont vides de plantations, de la terre au sol. Selon Marfouza, le propriétaire veut faire un constat avec le ministère de l’agriculture, tu sais, comme quoi tu ne peu pas cultiver ta terre à cause de tel ou tel raison. Mauvais sol, ça ne pousse pas, ou pour lui, c’est la question des déchets… Il est vrai que c’est la décharge publique la bas. Il y’a donc déjà un processus de transformation sur cette zone. Idem pour deux terrains au sud d’hallus, après la route principale, vers le pont et bras d’irrigation qui l’an passé était déjà dépourvu de ses arbres, cela nous avait questionné. Idem pour les terrains justes à l’ouest d’El Hallus, en bas de la dune. Y’à plus un arbre. Mais ces terrains là, le Gouvernorat veut les garder vierge, en réserve foncière, sans construction. Moi, je pense que justement, si extension il y à, ça peu être intéressant de planifier quelques chose ici. Car il y’à des limites naturelles et de toute façon, c’est la continuité de la route principale. On s’aperçoit d’ailleurs, qu’un petit chemin agricole assure la continuité d’une des routes principale intra village, c’est peu être un signe (je fais un relevé des chemins agricoles, découpage des parcelles agricoles et canaux d’irrigation. En cours). Peut être doit on planifier une nouvelle zone d’implantation sur cette partie. Et je pense aussi à des logements « sociaux » pour les populations qui louent souvent aujourd’hui des muds taudis (j’ai des rapports statistiques qu’à fait le SIP, avec le nombre de location, résidence, d’où viennent les gens, travail, etc… Abdallah va m’aider pour la traduction, tout en sachant qu’il y à forcement une marge d’erreur comme dans tout documents du SIP). Mais bien sur pas dans le « style » des barres qu’ils ont construits à coté de l’école.
2 - Gestion de la densification futur du village
Je pense qu’il faut conserver des espaces libre intra village, genre « réquisitionner » des terrains en ruines ou mud en très mauvais état (compensation d’un nouveau terrain et financière à hallus) dans un souci d’ « aérer l’espace » qui se densifie, à certains ponts stratégique. Car sinon, toutes les rues deviendront passantes. C’est un peu comme créer des places, à la « vénitienne », dans une trame labyrinthique, c’est important de tomber sur des espaces « ouverts ». Car si on imagine les constructions dans quelques années, mêlées à la trame urbaine, tout sera très séré et vertical.
L’extension verticale sur les rues principales n’est pas un problème en sois, mais dans les trames plus serrées, ça va en être un. Comment gérer cela. Les habitats les plus pauvres sont en général dans ces zones, la densification se fera donc moins rapidement (à moins qu’ils ne soit obligés de vendre). Imposer des gabarits est surement une utopie, mais c’est surtout encore plus discriminatoire envers les plus pauvres qui peinent aujourd’hui à voir arriver l’acheminement de l’eau et des égouts car les rues sont trop petites pour creuser les tranchées, et certains entrepreneurs refuse de poser les raccords ici car trop difficile. Je ne sais pas encore comment aborder cette question.
3 - La régularisation des parcelles même construites en mud. La question des prix du m2
La question du rachat du terrain au Gouvernorat pour être légal est très importante. Tout d’ abord, est ce bon de devoir le racheter… Peut être, car si c’était un état de fait, il suffirait de squatter pour être dit propriétaire… Mais peut être pas car « la loi de la main mise » te dit déjà + ou - propriétaire. Dans le cas de la régularisation, pour être légal, ils doivent payer. Les habitants non pas choisit et peut être se moque de l’apport foncier (à creuser)… ça pose plus de problèmes aux pauvres. Car, selon Marfouzah (à vérifier auprès d’Ossama), en vue de la régularisation, le prix du terrain que demande le Gouvernorat à nettement augmenté cette année.
Le prix serait passé de : 6 à 30 LE/m2 si une seule façade sur rue,
8 à 36 LE/m2 si deux façades sur rue,
16 à 50 LE/m2 si terrain sur route principale
Que se passera t il si les gens ne peuvent pas payer ? Et combien coute le prix d’un terrain qui n’est pas encore construit (juste murée pour propriété)?
Si payement du terrain il y à, est ce bien normal de payer le même prix selon le nombre de façades sur rue. Car, OK, la route principale va accueillir de très nombreux commerces (j’ai fait un relevé de toutes les commerces, en activités ou non, potentialité d’ouvertures et immeubles de plusieurs étages vides d’habitants, peut être voués à la location), mais je pense que les 3 voir 4 rues principales du village vont également accueillir des activités (elles en possèdent déjà de nombreuses) et des routes asphaltés. En ce sens, il ne me semble pas juste que les zones enclavées et plus précaires incluent dans un tissu urbain plus confus et n’ayant pas accès aux mêmes qualités de services (routes, égouts, raccords d’eau) doivent payer le même prix du sol que tout autre terrain excepté sur la route principale. Cela aussi reste à étudier.
4 - Gestion durable des déchets
La gestion des déchets doit être un point très important de ce « projet ». Il faut d’abord comprendre pourquoi les habitants jettent leurs ordures sur la dune, et plus particulièrement à l’extrémité Est, où la quantité est vraiment impressionnante. On voit bien que sur cette partie du village, l’habitat est très densifié (construction brique béton) et plonge directement dans la pente sur les champs non exploités. Les seuls accès à cette zone sont très pentus et les accès ne sont pas plus larges qu’un mètre de large. On constate que du coté Est du village, la quantité au nord est moins importante, mais au contraire très importante sur la route principale. Le projet avait demandé aux habitants de déposer leurs ordures sur les bords de la route principale afin que les services de la ville les ramassent plus facilement. Un camion passe tous les matins récolter les déchets au sol, entre les rats qui grouillent, les chèvres et les chiens qui mangent.
Pourquoi coté Est les gens les déposent sur la dune ? Cette zone apparaît comme délaissée et comme une décharge collective. Concernant la question « qu’est ce qu’un déchet pour les habitants », ça vaut le coup de leur demander, mais quand tu analyse la composition d’un mètre carré, tu trouve absolument de tout : Des matières et poches plastiques aux emballages en passant par du papier, des chaussures, dentifrice, vieux vêtements, carcasses et déchets de bêtes ou de légumes… Bref, de tout. Aucun tri ni récupération des déchets alimentaires qui pourraient pour le coup être redonnés à leur bête pour éviter qu’ils aillent les chercher dans les poubelles avec les rats. Une sensibilisation vaut surement le coup car c’est ce qu’il y à manger qui attirent les rats. Un genre de « tri » doit être mis en place.
Aussi, la récupération des coques laissées par terre par les pêcheurs est à étudier. Dans certaines régions françaises, on les concasse et les donnes aux poules, on peut également s’en servir dans la construction et pourquoi pas le transformer pour la création d’escalier dans les zones très pentues.
Aussi, les ruines doivent impérativement être vidées de leurs amas de déchets et il faut empêcher de nouveaux dépôts (même si les ruines sont provisoires). Ceci lutterait aussi contre la prolifération des rats qui sont partout, qui creusent des tunnels sous les maisons en terres jusqu’à affaisser des sols. Ils dévastent tout. Ossama me parle de rats parfois aussi grand qu’un avant bras (et c’est un homme balaise).
L’idée du Gouvernorat est donc d’employer 2 ou 3 personnes d’El Hallus afin qu’ils passent chaque semaine dans les maisons récolter les déchets, pour 2 ou 3 LE par mois pour chaque famille (système qui marche en ville pour 12 LE par mois). Ca peut être une solution.
Sans vouloir calquer 100 % le système de la ville de Curutiba au Brésil, ou d’autres projets notamment dans une cité Grenobloise de récupération des déchets et d’échange contre de la nourriture (à Curutiba : 1 kg de déchets = 1 kg de nourriture), ou de transformation (Grenoble), je pense que vu le contexte économique de la zone ( culture agricole), il serait tout à fait possible d’imaginer un tel système pour toute la ville d’Ismailia. Car bien sur toute la ville souffre de ce problème des déchets (et des rats), et en plus, cela pourrait créer de nouveaux emplois, comme une chaîne, de la production agricole, à la distribution et au ramassage, voir à la transformation… A étudier plus en détail.
5 - Développement économique
De nombreux commerces vont ouvrir leur porte sur les rues principales. Peut être qu’un centre de formation pourrait proposer aux jeunes et aux femmes notamment l’apprentissage d’un métier, notamment de couture et de confection d’objets, de vêtements, comme des micro- coopératives. Aussi, la confection de bateaux peut être un avenir pour le village et les fils de pêcheurs. J’ai recensé 2 constructeurs à Hallus, dont un qui travail sur commande pour les régions du delta et Port Saïd. Peut être une piste à suivre.
6 - Equipements
J’y réfléchit. Une chose est sur, c’est que si la démographie d’El Hallus est vouée à grandir, le village nécessite des structures sociales et sanitaires. Un centre de soin (il faut que je rencontre les responsables actuel du centre existant mais il est très peu ouvert) et une « maison culturelle » ou du moins un « espace communautaire » qui puisse accueillir de nombreuses activités différentes, réunions, ateliers, fêtes et événements culturels. Un lieu d’échange, d’organisation et de construction. Peut être également une salle des mariages, ou alors ce même espace. Tout ceci reste encore un peu vague. Mais je pense que la partie Est du village à une forte carence en la matière. Tous les équipements sont coté ouest.
Voila ou j en suis pour l instant. ma salema
Beran


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