Abre brecha comme disait Ali Primera
Une brèche s’est ouverte…
Aquarelles :
Première aquarelle à El Hallus et premier déclique. Habiba à adoré le dessin (les dessins) et m’à demander d’en faire d’avantage, d’El Hallus et d’El Bathimy… En fait, ils vont publier un livre concernant le projet, leur expérience et le fonctionnement avec ONU Habitat. Elle est très intéressée pour y mettre mes aquarelles. Elle m’a donc « passée commande », OK, bon deal et motivant pour la production. Les gens qui m’accompagnaient ce jour là étaient très intéressés aussi et trouvaient que les dessins revalorisent l’image du village. Bref, beaucoup de dessins en perspectives.
Concernant notre travail de l’an passé, elle me demande de lui sélectionner des images et bout de nos études pour le mettre dans ce livre… A discuter avec les coordinateurs de tout ce travail, professeurs from France…
Contacts et connaissances :
Aussi, en février, une délégation d’UN Habitat de Nairobi fait le déplacement à Ismaïlia pour des réunions et échanges d’expérience. Bien sur, avec Tiphaine, nous serons présentes aux réunions. Aussi bien pour moi que pour la chef, Habiba m’a demandé d’écrire un mail au « big boss d’UN Habitat moyen Orient » qui travail à Nairobi. Le but est de lui expliquer mon travail ici, la venue d’une étudiante pour son diplôme et tout le travail fait avec l’école d’architecture l’année passée. En gros l’intérêt d’une école d’archi Parisienne pour ce projet à Ismaïlia. Pour elle, c’est très intéressant et important de mentionner notre présence et nos études. Elle cherche à le faire venir à Ismaïlia pour me rencontrer et pour qu’elle puisse le rencontrer, il est surbooké. Aussi bien pour elle que pour moi, elle cherche à me faire des contacts avec UN et consultant (politiques). Bon je ne dis rien. Mais pour leur projet, c est pas mal de mentionner notre presence..
Retour sur expérience, Caracas :
Un soir, j’ai réussi à lui placer quelques photos des barrios au Venezuela, parler politique, organisation, mon travail la bas, le mémoire en France… Elle fut plus qu’intéressée et elle m’a demandé de préparer une présentation sur Caracas pour toute l’équipe. Un gros point de gagné… Je crois qu’elle s’est dit que peut être, ma vision des choses pouvait apporter un autre regard… Génial, car le but de ce voyage n’est bien entendu pas de changer leur projet (de toute façon, c’est trop tard) mais le but aussi, et que cette autre approche que peut avoir un étudiant sur une situation (qui justement n’est pas politique et qui n’a pas de grille d’évaluation préétablie par UN Habitat ou ONG…) les fassent réfléchir. Car une chose est sur, la démarche de leur projet, leur production et la vision globale du progrès est calquée sur une vision du Programme des Nations Unis… Les questionnaires qu’ils ont mis en place pour faire les études sociologique, le choix des études (qu’est ce qui les intéressent de savoir), l’interprétation de ces études et l’intérêt réel d’avoir fait ces études… Il y à il est vrai une très forte production d’études. Selon la chef, c’est la plus grosse production d’étude du middle est dans ce type de projet (à mesurer, elle ne va pas me dire, qu’ils ont rien fait…), mais moi, en voyant tout ce travail, le type de questions, d’analyses, je ne comprends pas la transition entre analyse et projet… A quoi, ca à servit ? Dans le projet, tu ne ressens pas (du moins clairement) la richesse qu’apporte ces informations. C’est la ou je dis que tout me semble vraiment politique… Car UN veut que tu pose ces questions et que tu fasses ces analyses pour avoir des sous et rentrer dans la case « bonne pratique », mais le projet, qui découle aussi des priorités d’UN ne tient pas compte (du moins ce n’est pas flagrant) de tout ce gros travail fait en amont… Je ressens cela très fortement, parfois, je ne trouve pas le lien entre études, analyses et projets…
De cette soirée à fini par découler une question cruciale…
En voyant le barrios, auto construit mais sans trop de déchets (comparé à El Hallus), elle me dit : « Mais comment font ils pour les déchets ? Connais-tu des expériences ? As-tu des idées ou des solutions pour El Hallus ? » Ca y est, on touche un point important, une autre brèche s’ouvre peut être… Je lui ai parlé rapidement de quelques exemples au brésil, ou de l’organisation des barrios Caraquenos, du tri et de la possibilité de transformation, de faire de l’argent…
Affaires à suivre donc…
un chaito companeros


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